CH8 - Centre de chirurgie et de thérapie de la main - Genève - Suisse

Informations aux patients

Information aux patients en cas d’operation

Toute opération, quelle qu'elle soit, mérite d'être traitée avec toutes les précautions voulues,  raison pour laquelle elle se fait dans une salle d'opération réglementaire, en l'occurrence dans la salle d'opération du Centre ou en Clinique.

Avant l’opération

Les examens pré-opératoires

La plupart des opérations sur la main se font sous anesthésie locale ou loco-régionale et sous garrot pneumatique,  c'est-à-dire sans perte de sang. 
Un bilan de santé avec formule sanguine, examens biologiques, ECG, etc. n'est pas systématiquement requis par l'opérateur. Cependant,  toute maladie en cours aiguë ou chronique doit être annoncée  (exemple: diabète, allergie, hémophilie, épilepsie,  hépatite chronique, HIV, etc.) de même toute maladie ancienne ayant laissé des séquelles  (exemple : maladie du coeur,  infarctus,  ulcère d'estomac,  etc.). 
Une médication en cours doit aussi être annoncée: prise d'anticoagulant, aspirine,  neuroleptique,  antihypertenseur,  etc. En cas de doute ou de questions, en parler à votre médecin ou à votre chirurgien.
En cas de besoin, le bilan pré-opératoire sera demandé par votre médecin, votre chirurgien ou par l'anesthésiste.

La préparation de la peau et les mesures d’asepsie

Vous êtes priés de rentrer au Centre ou en Clinique à l'heure indiquée. Enlevez vos bagues, coupez vos ongles (facultatif pour les femmes) et prenez une douche. A l'entrée en Clinique vous quitterez vos vêtements de ville pour une tenue dite "chirurgicale". La peau de la région opérée sera nettoyée et les poils seront au besoin rasés. Avant les interventions majeures, le membre sera emballé dans un linge stérile pour le préserver de toute nouvelle souillure.
Une fois installé sur la table d'opération, le membre sera très soigneusement badigeonné avec une solution désinfectante (prière d'annoncer une éventuelle allergie: iode, mercure, etc.) puis des champs stériles seront disposés tout autour de façon à garantir la stérilité.

L’anesthésie

En chirurgie du membre supérieur,  quatre types d'anesthésies sont utilisés :

L’anesthésie locale

(Il n'est pas nécessaire d'être à jeun).
Le liquide anesthésique est infiltré sous la peau.  La piqûre est très supportable. Une fois l'anesthésie obtenue, le garrot est gonflé et l'intervention commence.  Sa durée dépend de la tolérance du garrot. Généralement 10 minutes suffisent au chirurgien pour exécuter les gestes essentiels de dissection (tunnel carpien, doigt à ressaut).  Ensuite le garrot est relâché,  il se produit alors un saignement que le chirurgien va contrôler en coagulant les petits vaisseaux qui en sont responsables.
Risques : choc vagal avec étourdissement,  bradycardie et chute de tension.  Un traitement avec de l'oxygène sans injection de médicament suffit dans la très grande majorité des cas.

L’anesthésie endoveineuse

(Repas léger toléré 2H avant l'opération).
Une voie veineuse est posée avant l'opération par une infirmière. Le membre est vidé de son sang au moyen d'une bande élastique puis les deux garrots placés au bras sont gonflés pour empêcher le sang de pénétrer dans l'avant-bras. L'anesthésiste ou le chirurgien injecte alors une solution diluée d'anesthésique, dont la quantité est fonction de votre poids. L'anesthésie se produit en dix minutes environ. Les deux garrots sont dégonflés à tour de rôle en fonction de leur tolérance. La durée de l'opération autorisée pour ce genre d'anesthésie est de 45 minutes.
Risques : les risques sont minimes.  Cependant, si le garrot lâche trop vite, le produit s'écoulant  rapidement dans la circulation produit un étourdissement ou une syncope de courte durée qui peut s'accompagner de convulsions. La voie veineuse placée sur l'autre membre permet l'administration des médicaments nécessaires. Nous n'avons jamais eu à déplorer d'accident de ce genre depuis que nous la pratiquons.

L’anesthésie par bloc axillaire

(Il est préférable d'être à jeun car si l'anesthésie n'est pas suffisante,  vous serez endormi).
L'anesthésiste désinfecte le creux axillaire puis injecte la solution anesthésiante autour des nerfs du bras. Cette manoeuvre est peu douloureuse. L'anesthésie se développe en 30 minutes environ. Si elle n'est pas totale le chirurgien peut la compléter en infiltrant directement les tissus sur le lieu de l'opération. On peut opérer sous garrot pendant deux heures. Ensuite il faut rétablir la circulation durant 15 à 20 minutes pour permettre la réoxygénation des tissus. La durée de l'anesthésie est de 4-12 heures suivant le produit injecté. La paralysie sensitivo-motrice est complète pendant cette période.
Risques : très faibles. On a décrit des hématomes et des névrites avec des douleurs résiduelles durant quelques semaines. Les complications liées à l'administration de substances anesthésiantes sont contrôlées par l'anesthésiste ou par l'infirmier. L'administration d'une prémédication est systématique dans les hôpitaux et pour les opérations de longue durée. On donne également de l'oxygène.

L’anesthésie générale

Ce type d'anesthésie est pratiquée par un anesthésiste. Il nécessite un bilan de santé pré-opératoire. Actuellement ce type d'anesthésie est tout à fait sûr. Son coût est plus élevé que celui des anesthésies locales ou loco-régionales.

L'opération

Les opérations sont effectuées par le chirurgien que vous avez souhaité consulter et qui vous a examiné lors de la ou des consultations ayant précédé l'intervention. Si le patient a été examiné par un assistant des chirurgiens, il sera opéré par le médecin examinateur sous la surveillance du chirurgien. Si le patient souhaite être opéré par le chirurgien de son choix, il sera évidemment accédé à sa demande.

Si vous êtes sous anesthésie locale ou loco-régionale vous pourrez poser toutes les questions que vous désirez durant l'opération. Vous ne pourrez pas visionner l'opération sauf à la Clinique de La Plaine qui est équipée d'un système vidéo.

La surveillance des paramètres vitaux

Lors des opérations de longue durée, le pouls, la pression et la teneur en oxygène de votre sang sont mesurés par un appareil. L'électrocardiogramme est affiché sur un moniteur en permanence pour les opérations majeures.  Une perfusion est mise en place pour conserver une voie veineuse ouverte. Un anesthésiste ou un infirmier spécialisé contrôle le tout en permanence et reste prêt à intervenir.
Le fait d'être angoissé, inquiet ou tendu a une influence défavorable sur les paramètres vitaux. L'administration d'un tranquilisant (Dormicum, Seresta, Lexotanil) a un effet relaxant favorable. Pour les gens calmes et/ou qui désirent quitter la Clinique ou le centre rapidement après l'intervention,  il est préférable de ne rien prendre. L'auto-contrôle et la confiance en soi et en l'équipe soignante valent mieux qu'une prémédication. Il est de toute façon préférable d'être accompagné pour rentrer chez soi.

Après l'opération

Le pansement exécuté par le chirurgien doit être parfaitement ajusté, à la fois contensif et hémostatique, il doit comprimer sans bloquer la circulation. Les doigts doivent être surveillés, s'ils deviennent bleus ou blancs et insensibles, prière d'avertir le chirurgien. Ceci est très rare dans notre pratique quotidienne. Un rendez-vous après quelques jours est donné afin de vérifier l'état de la plaie. 
Les plâtres, s'ils sont trop serrés, font les mêmes ennuis. Il est nécessaire d'avertir le chirurgien.
Le repos au centre ou en clinique. Après l'opération, même si elle a été pratiquée sous aneshtésie locale, on vous demandera de rester étendu pour surveiller votre pouls et votre tension artérielle (durée :15 minutes pour anesthésie locale, 2 heures pour une anesthésie endoveineuse et pour un bloc axillaire, plus longtemps pour une anesthesie complète).
Les douleurs post-opératoires durent généralement de 1 à 3 jours, rarement plus longtemps. Le médecin vous remet une ordonnance pour un anti-douleur approprié. Il s'agit fréquemment d'un anti-inflammatoire non-stéroïden. En cas d'allergie à ce médicament ou en cas d'ulcère d'estomac, prière d'avertir le médecin qui vous prescrira un autre médicament. L'application d'une poche à glace sur la main ou sur le bras permet de lutter efficacement contre les douleurs. Passer une nuit en clinique permet un meilleur contrôle de la douleur et de l'état général (injections, perfusion). Surélever le membre opéré et le placer aussi constamment que possible à la hauteur de l'épaule est essentiel pour prévenir l'œdème et diminuer les douleurs.  Bien bouger les doigts,  le coude et l'épaule au moins une fois par heure durant la journée prévient les raideurs et facilite la circulation sanguine (vous serez instruits à ce propos).

En cas de problème, à qui s’adresser ?

Durant la nuit qui suit l'opération, il est normal d'avoir quelques douleurs. Il faut les supporter et les soulager avec les médicaments qui ont été prescrits. Le médecin ne peut pas faire beaucoup plus. Vous pouvez toujours prendre contact avec le cabinet pour un conseil ou un rendez-vous d'urgence si les douleurs persistent, ou contacter l'un des n° d'urgence qui vous ont été communiqués sur la feuille d'information remise avant votre intervention (voir aussi Contacts sur ce site).
En cas de syncope ou de malaise, prendre contact avec le chirurgien ou le médecin traitant,  SOS médecins, l'Hôpital Cantonal, la Permanence la plus proche ou la Clinique de la Plaine.

Lorsque le chirurgien qui vous a opéré est momentanément inatteignable, il est remplacé par son assistant ou par un confrère du Centre. Il s'excuse par avance s'il ne peut répondre personnellement à votre appel.

CH8 | Charles-Humbert 8 | CH-1205 Genève
Tel: 022 595 08 08 | Fax: 022 595 08 02 |
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