CH8 - Centre de chirurgie et de thérapie de la main - Genève - Suisse

Informations aux patients

Risques et problèmes éventuels

Tout geste chirurgical sur une main comporte un risque car les différents tissus (nefs, artères, tendons, etc..) voisinent les uns avec les autres dans un espace réduit et les anomalies anatomiques sont fréquentes. Le chirurgien et son aide opèrent avec des loupes sur des tissus exsangues pour mieux les reconnaître, d'où la nécessité du garrot. Les incisions sont calculées pour éviter le plus possible que ne se constituent une cicatrice gênante ou une bride, sorte de cicatrisation hypertrophique dont le développement dépendent en grande partie de la constitution et des caractères génétiques du patient. 

Les lésions nerveuses

La section par le bistouri de quelques fibres nerveuses peut entraîner une insensibilité provisoire ou définitive dans un territoire cutané donné. Le chirurgien essaye toujours d'éviter ce genre de lésions mais dans certains cas il ne peut pas faire autrement. S'il sectionne un nerf important accidentellement et qu'il s'en rend compte il le réparera immédiatement, s'il s'en rend compte tardivement cela nécessitera une nouvelle intervention. Un nerf peut aussi être simplement contusionné par un écarteur. Cela interrompt provisoirement la conduction nerveuse pendant un délai qui peut varier entre quelques jours et quelques mois. Ce sont là des risques inhérents à la chirurgie de la main.

La cicatrisation des plaies cutanées

La peau cicatrise en deux semaines pendant lesquelles il faut laisser un pansement. Si celui-ci est mouillé il faut l'enlever, désinfecter la plaie et en remettre un autre. La cicatrisation continue par la suite durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Elle échappe au contrôle médical, c'est la cicatrice dite rouge. Traitement par crème, ultrasons, massage, protection contre les rayons du soleil. Par la suite les cicatrices perdent leurs adhérences, se défont et deviennent fines et blanches. Généralement elles disparaissent complètement après une année.
Dans la maladie de Dupuytren les cicatrices peuvent se faire réhabiter par la maladie à l'insu du chirurgien. On ne parle de récidive qu'après un délai d'une année.
Les complications telles qu'hématome, déhiscence de plaie, lâchage de fils, infection superficielle sont contrôlables médicalement et ne laissent que rarement des séquelles à long terme.  Ces complications font partie des risques inhérents à toute chirurgie. Il faut savoir les accepter.
Les phlébites sur pose d'un cathéter ou après injections intraveineuses existent aussi. Elles peuvent laisser des douleurs pendant quelques semaines. Elles n'ont pas de conséquence vitale. 
En chirurgie de la main on ne donne pas d'anticoagulant car il y a plus d'inconvénients que d'avantages. Il n'y a pas de risque d'embolie dans ce type de chirurgie.

Les infections

Bien que toutes les précautions soient prises, une infection est toujours possible (risque 1/2000 pour la chirurgie de la main dite propre, selon notre propre statistique). Elle est due à la pénétration d'un agent bactérien dans la plaie. Ces bactéries peuvent provenir de la peau de l'hôte (pores profonds,  replis de l'ongle), être véhiculées par le sang de l'hôte en provenance d'un foyer septique situé à distance  (exemple : abcès dentaire,  sinusite, cystite,  etc.), ou provenir de l'air ambiant, d'instruments mal stérilisés ou d'une faute d'asepsie qu'il est toujours très difficile de prouver.

Les hématomes et les écchymoses

Il s'agit d'une hémorragie locale des tissus opérés. Bien que l'hémorragie soit contrôlée per-opératoirement par des ligatures ou l'électrocoagulation, elle peut toujours se réveiller secondairement lors des premiers mouvements ou lors du lâchage du garrot. Les hématomes doivent être évacués. Les ecchymoses se résorbent en 3 semaines environ.

Les douleurs

Les opérations sur les articulations et sur les nerfs laissent assez souvent,  malheureusement, des douleurs à long terme qui nécessitent une longue rééducation,  de la physiothérapie, des infiltrations et dans certains cas une nouvelle opération.   Certaines douleurs peuvent ne pas céder complètement et le patient doit apprendre à vivre avec, car une réintervention peut être plus dangereuse que bénéfique.

L’algodystrophie (maladie de Südeck)

Cette maladie, complication assez fréquente en chirurgie de la main, est due à une dysfonction du système de régulation neurovégétative avec une réaction inflammatoire disproportionnée par rapport à sa cause première (fracture du poignet, opération de Dupuytren,  kyste ou doigt à ressaut).
Elle se manifeste par des douleurs lancinantes localisées à distance de la blessure et par une raideur des articulations des doigts du poignet et de l'épaule. On peut actuellement contrôler son développement par l'administration de Calcitonine, de Prednisone, d'anti-inflammatoires et par un programme de physio et d'ergothérapie. La durée de cette maladie est de 6 à 18 mois. Pour la prévenir, les plâtres et les pansements ne doivent pas trop serrer,  la rééducation doit être précoce et les contrôles médicaux fréquents.

Les raideurs articulaires

Les raideurs articulaires sont aussi des complications qui surviennent après un état inflammatoire, douloureux ou après une immobilisation prolongée, d'où l'importance d'une rééducation conduite sous la direction de professionnels.

Ces informations concernent la chirurgie de la main en général, chaque cas particulier peut nécessiter des explications supplémentaires. Les Docteurs Chamay, Cuénod, Kämpfen et Papaloïzos se tiennent à votre disposition pour répondre à vos questions.

Les Docteurs Chamay, Cuénod, Kämpfen et Papaloïzos sont désireux d'être renseignés sur les suites à long terme (à une année) de leurs opérations. Un petit mot par la poste est apprécié et suffisant.

CH8 | Charles-Humbert 8 | CH-1205 Genève
Tel: 022 595 08 08 | Fax: 022 595 08 02 |
Haut de la page