CH8 - Centre de chirurgie et de thérapie de la main - Genève - Suisse

Problèmes médicaux fréquents

Fractures du scaphoïde

C’est la fracture la plus fréquente des os du poignet (80 % de toutes les fractures du carpe), en général chez le jeune (20-30 ans) et bien plus souvent chez l'homme que chez la femme.
Elle survient lors d’une chute sur la main en extension du poignet.

Signes et symptômes.

Ils sont souvent très légers, ce qui constitue le principal problème de cette fracture, le patient estimant volontiers inutile d’aller consulter un médecin pour ce qui lui apparaît comme une simple contusion.Il s’agit de ce fait d’une lésion souvent méconnue lors du traumatisme initial. La palpation de la région de la base du pouce et la compression dans l’axe de celui-ci sont douloureuses, de même que les mouvements forcés du poignet.

Diagnostic.

Il faut établir la présence de la fracture et préciser sa localisation au sein de l’os, ainsi qu’un éventuel déplacement des fragments osseux. Les radiographies sont indispensables mais pas toujours suffisantes. En cas de doute, l’examen le plus sensible et le plus précis est la résonnance magnétique nucléaire (RMN), qui permet d’affirmer la présence ou l’absence de la fracture dans pratiquement tous les cas.
Différents types de fractures sont décrits (cf Figure 1), leurs traitements respectifs varient et doivent être adaptés dans chaque cas par votre chirurgien. Les fractures de type A (non déplacées), en particulier celles du tiers moyen ou col, sont les plus fréquentes.

Figure 1

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Traitement :

Les fractures instables, déplacées (B) ou anciennes (pseudarthroses ; C, D) doivent généralement être opérées. Il faut les stabiliser au moyen d’une vis et parfois recourir à une greffe osseuse lorsque l’os n’est pas suffisamment vital.
Les fractures non déplacées peuvent en principe être traitées par plâtre. Celui-ci prend la main et l’avant-bras, le coude restant libre. Comme il s’agit d’une fracture difficile à consolider en raison de sa vascularisation souvent insuffisante, le plâtre doit en général être porté de 8 à 12 semaines, parfois plus. Le plâtre est changé et des radiographies de contrôle réalisées toutes les 4 semaines.
Une alternative au traitement par plâtre consiste en un vissage du scaphoïde, opération ambulatoire en anesthésie locale qui permet une meilleure consolidation de la fracture et une mobilisation rapide du poignet, après 48H déjà.

Complications:

Lors du traitement conservateur, l’immobilisation du poignet peut conduire à une raideur de celui-ci, qui cède en général au traitement de physiothérapie. Une algodystrophie est possible, quoique peu fréquente. Un retard de consolidation, voire une non consolidation de la fracture surviennent dans 5-10% des cas après traitement par plâtre, surtout si celui-ci n’est pas porté de manière stricte, mal adapté ou posé tardivement.
Le traitement chirurgical (vissage) comporte les risques habituels de n’importe quelle intervention (infection de plaie par exemple) mais les problèmes de consolidation sont moins fréquents.

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